PROVENCE-ALPES-CÔTE D’AZUR : une région ouverte sur le monde
Provence-Alpes-Côte d’Azur est la troisième région française par sa superficie, l’importance de sa population et son produit intérieur brut .
Elle a une double identité à la fois méditerranéenne et européenne . Elle comprend six départements : les Alpes de Haute-Provence, les Hautes-Alpes, les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse.
● Une région bénéficiant d’un dynamisme démographique
Avec plus de 4 860 000 habitants , Provence-Alpes-Côte-d’Azur accueille chaque année 44 000 habitants supplémentaires depuis 1999. Cette croissance démographique est liée aux trois quarts à l'arrivée de migrants de tous âges issus pour moitié des régions limitrophes et de la région Ile de France. Elle s'est accélérée récemment puisque le seuil des 5 millions d’habitants, initialement prévu pour 2020, pourrait à ce rythme être atteint en 2012.
La hausse de population concerne l’ensemble du territoire régional, aussi bien les aires urbaines que l’espace rural. Certaines zones des Alpes-de-Haute-Provence et du Var connaissent une progression particulièrement importante et les prévisions à l’ horizon 2030 montrent que la pression démographique va continuer à s’exercer durablement sur le littoral méditerranéen, avec un taux de croissance annuel moyen qui pourrait être supérieur à 1%.
Sur la base des statistiques de 2006, la région comptait 850 000 jeunes de 16 à 29 ans. Même si elle a progressé de quatre places depuis 1999, la région occupe encore la 15ème place pour la part des jeunes dans sa population. Le département des Bouches-du-Rhône est celui où cette part est la plus importante (19,5 %) contrairement aux Alpes de Haute-Provence et aux Hautes-Alpes où elle est la plus basse (15%). La région compte 162 000 étudiants, mais seuls 20 % des jeunes de 16 à 29 ans poursuivent des études dans le supérieur, ce qui place la région au 7ème rang national , derrière l'Ile de France (25%).
● La première région française de métropole pour la biodiversité
Provence-Alpes-Côte-d’Azur possède la plus grande étendue d’espaces naturels non urbanisés des régions françaises , couvrant 75% de son territoire. Des cimes alpines au littoral camarguais, elle connaît des variations de reliefs et de climats qui constituent autant de facteurs explicatifs majeurs d'une diversité naturelle exceptionnelle .
C’est l’une des régions de France les plus géographiquement contrastées . Elle juxtapose des reliefs alpins à des plaines basses et des littoraux urbains dont l’environnement reste en grande partie attractif . Elle comprend à la fois des zones de grande densité démographique et des espaces désertifiés.
La composante alpine représente plus de 60 % du territoire régional , couvrant l’équivalent de trois départements. La partie sud du massif alpin a connu une dynamique moindre que sa partie nord (située en région Rhône-Alpes), le retard en matière d’infrastructures l’expliquant en partie. Plus sèches, moins peuplées, moins valorisées, moins bien desservies que les Alpes du Nord, les Alpes du Sud ont toutefois un fort potentiel pour le tourisme et leurs immenses étendues naturelle encore préservées constituent un atout indéniable.
La région compte trois parcs nationaux (Mercantour, Ecrins, Port Cros), un projet de parc national (Calanques), cinq parcs naturels régionaux (Alpilles, Luberon, Camargue, Queyras, Verdon) et quatre en préfiguration (Baronnies provençales, Préalpes d'Azur, Sainte-Baume et Ventoux).
● Une région confrontée à l’omniprésence des risques naturels et technologiques
Toutes les communes de la région sont concernées par au moins un risque naturel ou technologique. Ces risques se caractérisent par leur diversité, leur niveau d'aléa souvent très fort et les zones exposées sont confrontées à de nombreux enjeux.
85 % des communes sont soumises au risque d’inondation. Le risque feu de forêt est également très prégnant, avec la coexistence pour les départements littoraux d'une forêt méditerranéenne et d'un mitage omniprésents. Le risque sismique atteint des niveaux exceptionnellement élevés par rapport au reste de la France métropolitaine. Les départements alpins, en particulier, sont exposés aux mouvements de terrain.
Enfin, la région compte une soixantaine de sites SEVESO seuil haut qui doivent faire l'objet de plans de prévention des risques technologiques.
● Une population essentiellement urbaine
91 % de la p opulation résident dans un espace urbain . C'est beaucoup plus qu'en France métropolitaine. Seules les régions Île-de-France, Nord-Pas-de-Calais et Alsace sont dans une situation comparable. Les agglomérations d’Aix-Marseille, Nice, Toulon et Avignon concentrent les deux tiers de la population régionale sur un territoire restreint.
Parmi les dix unités urbaines les plus importantes en France , trois se trouvent en Provence-Alpes-Côte d’Azur : Marseille-Aix-en-Provence, au deuxième rang devant Lyon ; Nice au cinquième rang devant Bordeaux et Toulouse et Toulon, au neuvième rang national . Avignon fait partie des territoires français de plus de 100.000 habitants. Une vingtaine d’unités urbaines comptent plus de 25.000 habitants, dont Manosque et Gap. Provence-Alpes-Côte d'Azur est la seule région avec Nord-Pas-de-Calais à compter sur son territoire quatre agglomérations de plus de 200 000 habitants. C'est une des caractéristiques de cette région où les agglomérations sont soit de grande taille soit au contraire petites : la région ne compte que quatre agglomérations entre 50 000 et 100 000 habitants et aucune entre 100 000 et 200 000 habitants.
La Ville de Marseille , deuxième ville de France par sa population, et ses 17 communes environnantes, se sont dotées d'une communauté urbaine : "Marseille-Provence-Métropole".
Nice s’est organisée en communauté urbaine « Nice Côte d'azur » à la fin 2008.
Toulon est également parvenue à concrétiser une communauté d'agglomération cohérente autour d'elle.
C’est également le cas d’Avignon avec la communauté d’agglomération du grand Avignon.
La région se caractérise enfin par de fortes inégalités sociales et territoriales avec notamment un nombre élevé de bénéficiaires de minima sociaux, des inégalités persistantes entre les femmes et les hommes, des phénomènes de précarité concentrés dans les milieux urbains défavorisés et parmi la population rurale.
● Une région qui a mieux résisté que d’autres aux effets de la crise
L’emploi salarié privé suit en France et en Provence-Alpes-Côte d’Azur des évolutions proches pendant la crise : début de la détérioration au deuxième trimestre 2008, paroxysme atteint au premier trimestre 2009, puis atténuation graduelle des pertes d’emploi. Pourtant, dans le contexte global, l’emploi régional résiste mieux à la crise.
Les services marchands hors intérim enregistrent en Provence-Alpes-Côte d’Azur de fortes réductions d’effectifs au début de la crise. Le premier trimestre 2009 marque le paroxysme de la situation dans la région, comme en France : 10 700 emplois salariés marchands sont perdus au cours de ce seul trimestre.
A partir du printemps 2009, les pertes d’emploi s’atténuent graduellement en Provence-Alpes-Côte d’Azur, comme en France. C’est la croissance retrouvée de l’emploi intérimaire, à partir du deuxième trimestre, qui concourt le plus à ce mouvement. Au final, l’emploi salarié marchand est moins affecté dans la région et la baisse de l’emploi est par ailleurs plus équilibrée entre les différents secteurs. Cette meilleure résistance est due à l’orientation de l’économie régionale, davantage tournée vers les activités de services, traditionnellement moins exposées aux chocs induits par les crises mondiales.
Provence-Alpes-Côte d’Azur bénéficie également de dynamiques plus favorables dans certains secteurs d’activité. C’est le cas pour le commerce, dont l’emploi résiste un peu mieux qu’en France (-1,6 % contre - 2 %) et surtout pour l’industrie (- 3,6 % contre - 6,8 %). Depuis le début de la crise, elle figure ainsi au troisième rang des régions françaises qui ont le mieux résisté à la dégradation générale de l’emploi salarié concurrentiel.
Si l’industrie a également subi les effets de la crise (perte de 3 600 emplois salariés entre avril 2008 et décembre 2009), Provence-Alpes-Côte d’Azur est la deuxième région de France qui a le mieux préservé ses emplois industriels pendant cette période.
Il existe de fortes disparités à l’intérieur du territoire régional, tous les bassins d’emploi n’ayant pas réagi avec la même intensité à la contraction de l’activité. Parmi les territoires les plus épargnés par la crise, figurent ainsi de nombreuses zones de la région, en particulier la zone d’emploi de l’Étang-de- Berre - où l’industrie représente 22 % de l’emploi salarié - et celle d’Aix-en- Provence - où les industries des composants électriques et électroniques sont fortement représentées. Ces territoires illustrent la bonne résistance de l’industrie régionale.
● Le troisième potentiel de recherche et de formation français
Au septième rang pour le nombre d’emplois industriels, Provence-Alpes-Côte d’Azur s’appuie sur un socle important d’industries lourdes (comme la chimie et le raffinage) très localisées et sur le développement d’activités nouvelles créatrices d’emploi comme la microélectronique, les biotechnologies, les technologies de la mer et les écotechnologies. La région possède des secteurs industriels de pointe structurés autour de quatre pôles économiques majeurs : Marseille/Aix/Fos, Sophia Antipolis et l’est des Alpes-Maritimes, l’aire toulonnaise et l’aire avignonnaise .
La région dispose du troisième potentiel de recherche français : dans une économie fondée sur la connaissance, cette position constitue un élément clé de la compétitivité de l’économie régionale. Parmi les atouts, on peut citer également les six universités et les quatorze écoles d’ingénieurs généralistes présentes sur son territoire qui la placent ainsi au troisième rang national. La densité de la représentation des grands organismes nationaux de recherche (CNRS, CEA, INRA, INRIA, INSERM, IFREMER, CEMAGREF, BRGM, INRTETS) permet une forte activité de recherche fondamentale qui représente un enjeu économique et social important.
La région est la deuxième de France derrière Rhône-Alpes pour le nombre de pôles de compétitivité (11 pôles dont 1 mondial et 2 à vocation mondiale).
La mise en place de ces derniers et l'implantation du réacteur de fusion ITER à Cadarache font partie des atouts propres à accentuer le dynamisme économique de la région dans les années à venir.
En matière d’innovation, la région occupe la 31ème place en Europe pour la part d'emploi dans les services à forte intensité de connaissance. Même si les dépenses de recherche sont en forte augmentation, 85% d’entre elles sont le fait d’établissements de plus de 500 salariés. La stratégie régionale de l’innovation, élaborée en 2009 à la demande de la commission européenne, a été l’occasion pour l'État, le Conseil régional, les collectivités territoriales et l’ensemble des représentants de l’économie, de la recherche et de la formation de mettre en oeuvre une politique volontariste de soutien à l’innovation qu’elle soit technologique, organisationnelle ou sociale. Cette démarche a permis d’établir un diagnostic partagé précis sur les atouts et les faiblesses de notre région et d’identifier les principaux enjeux pour le renforcement de la dynamique d’innovation et la structuration du système d’accompagnement en région. Le renforcement de la dynamique d’innovation par les grappes et les pôles de compétitivité: et l’accompagnement des entreprises dans leur démarche d’innovation sont deux des quatre orientations stratégiques définies.
● ITER, facteur d’attractivité à long terme
Le site de Cadarache a été choisi à l'unanimité par les sept partenaires rassemblés autour du projet ITER (l'Union Européenne, les Etats-Unis, le Japon, la Russie, la Chine, la Corée du Sud et l’Inde) pour accueillir le réacteur à fusion nucléaire dont le but est de reproduire l’énergie contenue au cœur du soleil et des étoiles pour la transformer en électricité. Il s’agit de l’une des plus importantes collaborations internationales dont les partenaires représentent plus de la moitié de la population mondiale.
ITER contribue déjà à l’essor de l’économie régionale par des emplois directs, indirects et induits. Pendant la construction, le flux total des travailleurs pourra atteindre 11 000 personnes.
L’investissement pour le projet ITER est estimé à 10,3 milliards d’€ sur 40 ans dont 4,7 milliards pour la construction et 4,8 milliards pour l’exploitation.
Une décision récente du Gouvernement de financer au titre des Investissements d’Avenir le réacteur Jules Horowitz, dédié à la recherche nucléaire sur les combustibles et les matériaux, vient renforcer le rayonnement international de la région dans le domaine de la recherche et du développement .
● Des espaces à enjeux et des dynamiques de projets
Après la zone industrialo-portuaire de Fos dont l’aménagement débuta au milieu des années soixante, la plus ancienne opération d’aménagement d’une zone dédiée à l’accueil d’activités du tertiaire et de la recherche en vue d’un modèle innovant de développement économique est celle de Valbonne Sophia-Antipolis dans les Alpes-Maritimes. C’est en 1972 que fut approuvée par le Comité Interministériel pour l’Aménagement du Territoire la création sur le plateau de Valbonne d'un parc d'activités scientifiques, industrielles et tertiaires de haut niveau et de portée internationale sur 2300 ha tandis que la réalisation du parc international d’activités fut déclarée d’utilité publique en 1974. Le coup d'envoi était ainsi donné pour un modèle de développement économique destiné à sortir de la mono-activité du tourisme qui, aujourd'hui encore, est une référence mondiale.
L'opération d'intérêt national Euroméditerranée à Marseille , fondée sur un partenariat entre la Communauté urbaine de Marseille Provence Métropole, le Département des Bouches-du-Rhône, le Conseil régional et l'État, représente un enjeu important non seulement pour la ville mais également pour la région. En effet, cette opération contribue depuis 1995 à la relance économique de l’agglomération marseillaise et à l'amélioration de sa compétitivité par rapport aux principales métropoles européennes. Plus de 4 000 emplois ont été créés depuis cette date et plus de 600 établissements s’y sont implantés. Un ensemble de grands projets d’équipement sont entrés dans une phase opérationnelle : le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MUCEM) à Marseille, l’implantation d’UBIFRANCE ( agence française pour le développement international des entreprises), et celle de l’institut de recherche pour le développement (IRD).
S’agissant du Val de Durance, l'État et le Conseil régional ont engagé en novembre 2006 une démarche partenariale dans le double objectif d’accueillir dans les meilleures conditions le projet de recherche internationale ITER et d’engager dans le même temps un processus de développement et d’aménagement durable.
Dans les Alpes-Maritimes, la Plaine du Var fait également partie des espaces à enjeux. Reconnu comme un secteur stratégique mais très fragile, cet espace de 2500 hectares est aujourd’hui inscrit dans le cadre d’une Opération d’Intérêt National (« Eco Vallée »)où devraient être accueillies des activités centrées sur le créneau de l’environnement et de l’énergie.
Enfin, un projet majeur d'aménagement urbain de la région est porté par la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée à travers le Grand Projet Rade . Cette opération vise, dans le respect des principes du développement durable, à l'amélioration de la compétitivité économique et au renouvellement urbain du territoire métropolitain toulonnais.
● Un pouvoir d’attraction pour les investissements étrangers et une tradition historique d’échanges
Provence-Alpes-Côte d’Azur demeure l’une des principales destinations françaises pour les investissements étrangers avec 1700 entreprises à capitaux étrangers portant plus de 40 000 emplois . Ces investissements concernent les technologies de l’information, les sciences du vivant, les services, le tertiaire et la logistique et, plus récemment, l’énergie et l’environnement, ce qui positionne la région sur des secteurs stratégiques.
Provence-Alpes-Côte d’Azur est au regard de l’histoire une région qui n’a cessé d’affirmer sa vocation à développer les échanges. La géographie a fortement contribué à construire cette capacité. Seul fleuve reliant la Méditerranée à l’Europe du Nord, le Rhône est depuis la plus lointaine antiquité un axe majeur de circulation des hommes et des marchandises. Dès la préhistoire et bien sûr en remontant le cours de l’histoire, des traces d’occupation retrouvées le long de ses berges sont autant de témoignages attestant du rôle qu’il a toujours joué : ainsi, très tôt, grâce au fleuve se sont échangés l’étain, le cuivre ou les peaux du nord contre l’ivoire, les épices ou les étoffes de l’Orient et de la Méditerranée.
Mais c’est à l’époque romaine que le Rhône devient une véritable voie de développement commercial, vocation qui ne cessera de se renforcer. Le vin, la vaisselle et le sel, produits des territoires et des savoir-faire du Sud remonteront vers le Nord par le sillon rhodanien tandis que parviendront chez nous par la même voie les armes et les étoffes des maîtres armuriers ou tisserands du nord. C’est la présence du fleuve qui a permis le développement des villes et parmi elles, d’Arles.
Aujourd’hui, l’axe rhodanien demeure la voie stratégique pour les infrastructures routières et ferroviaires. Grâce à la LGV, Paris n’est plus qu’à trois heures de Marseille et la mise en œuvre des différents projets améliorera très sensiblement la situation régionale.
Le Grand Port maritime de Marseille est un atout essentiel dans le domaine des échanges. Sa contribution au développement économique de Marseille et de son arrière pays continental est fondamentale. Dans les contrats de plan qui se sont succédés, les partenaires ont veillé à prévoir les investissements nécessaires à sa modernisation et à sa compétitivité. Il est le premier port français et de Méditerranée et le quatrième port européen. Dans la stratégie affichée dans le dernier contrat de projets Etat-Région, le choix de la poursuite des investissements nécessaires pour l’accompagnement du développement du trafic sur le port de Marseille a été fait et, plus globalement, la modernisation des ports et leur accessibilité apparaît comme le gage d’une nouvelle dynamique apte à conforter par la poursuite de grands projets de développement du trafic de conteneurs fluvial et maritime. L’installation du siège mondial de la compagnie maritime CMA-CGM à Marseille souligne bien la place qu’occupe cette ville qui fut longtemps la porte de l’Orient.
Dans le cadre de la future Union pour la Méditerranée, Marseille et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur auront à jouer leur rôle en s’appuyant sur la vocation que des siècles d’histoire ont contribué à forger. Si l’on considère son rayonnement historique, géographique, et culturel, la métropole régionale est en effet un acteur incontournable de la Méditerranée . Elle a vocation à agir de concert avec les autres grandes métropoles de l’arc méditerranéen.
Le choix de Marseille pour être en 2012 la ville qui accueille le sixième Forum mondial de l’eau et en 2013 la capitale européenne de la culture témoigne de la reconnaissance du rayonnement international de la métropole régionale et, plus largement, de l’image d’une région ouverte sur le monde.
● Une terre de culture et de tourisme
Provence-Alpes-Côte d’Azur est, après Paris, la région française de la culture : dotée d’un patrimoine historique exceptionnel allant de la période grecque au ving-et-unième siècle, elle accueille 350 festivals comptant parmi les plus brillants et se caractérise par la multiplicité des acteurs.
La culture a un mode de vie particulier en Provence-Alpes-Côte d'Azur. La culture locale s’est progressivement affirmée par rapport à la simple "décentralisation" de la culture parisienne. Cette spécificité régionale, rarement aussi sensible ailleurs, mérite d'être soulignée. Le domaine culturel est un facteur d'intégration sociale autour d'un mode de vie commun. Il est aussi aujourd’hui devenu un enjeu économique de premier ordre puisque l'économie culturelle représente 65 000 emplois en Provence-Alpes-Côte d'Azur.
La région possède un patrimoine antique sans équivalent au plan national avec les villes d’Arles, de Fréjus, d’Orange ou de Vaison la Romaine. Plus de 2 200 édifices sont protégés au titre des monuments historiques et plus de 300 labellisés au titre du Patrimoine du XXe siècle. Cinq sites sont classés au patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO : le centre historique et le Palais des Papes à Avignon, les monuments romains et romans d’Arles, le théâtre antique et l’arc de triomphe d’Orange, les fortifications de Vauban à Briançon et Mont-Dauphin dans les Hautes-Alpes.
Terre de festivals, la région accueille plusieurs manifestations majeures, de référence internationale , qui en termes de budget, de création et de production, de public et de rayonnement sont l’équivalent de grandes institutions culturelles permanentes : festival de théâtre d’Avignon, d’art lyrique d’Aix-en-Provence, de cinéma de Cannes, rencontres internationales de la photographie d’Arles, festival de piano de La Roque d’Anthéron ou Chorégies d’Orange.
Dans le domaine des arts plastiques, si les noms de Cézanne et de Van Gogh sont liés à la Provence, la lumière de la Méditerranée, et notamment de la Côte d’Azur, a attiré de très nombreux peintres depuis la fin du XIXe siècle et elle fut le séjour de Renoir, Bonnard, Picasso, Matisse, Chagall, Léger, Cocteau pour ne citer que les plus illustres.
C’est une des raisons pour lesquelles la région possède de très nombreux musées - 119 musées de France - dont trois musées nationaux . Plus récemment, la région a accueilli de grandes collections privées.
Enfin, 2013 est un rendez-vous important pour la région et surtout pour Marseille, choisie pour être capitale européenne de la culture, et les territoires associés (de la Camargue à Toulon en passant par Aix-en-Provence). C’est pour ce rendez-vous international que le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MUCEM), grand projet dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée, doit ouvrir ses portes. Avec le Centre Pompidou à Metz et le Louvre-Lens, il constitue l'un des grands axes de la politique nationale de développement territorial des musées.
La situation géographique, la qualité du climat et de l'environnement naturel, les richesses culturelles au travers de son patrimoine historique et archéologique, les manifestations de renom international ainsi que les possibilités offertes par toutes les formes de tourisme tout au long de l'année (tourisme balnéaire, rural, d'affaires et sports d'hiver) placent incontestablement Provence-Alpes-Côte d'Azur au premier rang des régions touristiques françaises . Le tourisme constitue une activité économique régionale majeure fortement créatrice d’emplois.